Le thriller du réalisateur Philip S. Plowden Range Runners n’est pas pour les délicats. C’est une brutale de 90 minutes qui sert de sang et de blessures corporelles.

Le point culminant du film est son avance. Celeste M. Cooper brille comme Mel, une coureuse avec une puce sur l'épaule, hantée par les souvenirs de son père. Elle est une protagoniste à encourager, bien conçue et stratifiée. Les performances de Cooper font à elles seules les Range Runners dignes d'un stream.

Le film commence par un flashback entre la jeune Mel ( Mariah Gordon ) et son père au visage sévère, Howard ( Carl Clemons-Hopkins ), sur la piste. Cette relation est à l’origine d’une grande partie de l’histoire de Mel et de sa raison de s’aventurer dans les bois pour ce que sa sœur Chloé (Tiffany Renee Johnson) appelle une «merde masochiste d’homme des cavernes». Elle veut chronométrer en miles, et il n’est révélé que dans les dernières minutes pourquoi elle est si obsédée par la randonnée dans les bois seule. Peu de temps après son voyage, elle rencontre deux trafiquants de drogue, Wayland ( Sean Patrick Leonard ) et Jared ( Michael B. Woods ).

Mel s'emmêle dans leurs affaires après s'être arrêtée pour panser les pieds boursouflés et enflés de Jared lorsqu'elle le trouve assis sur une bûche. Il ressort de son manque d’équipement de randonnée que Jared n’avait pas prévu de marcher dans les bois. Mel s'en doute et décide de partir. Le lendemain matin, elle se réveille et trouve les hommes qui se profilent au-dessus du feu qu'elle a fait la nuit précédente. D'ici là, il est clair qu'ils ne vont pas la laisser partir. Ils lui volent son sac et son équipement de survie, la laissant pour morte.

Le reste du film établit un équilibre délicat entre un arc de personnage solide et un thriller captivant, alors que Mel endure une douleur après l'autre, essayant d'échapper aux hommes. Dans une scène, elle presse ses poignets contre une bûche fumante pour se libérer du cordon que les hommes ont enroulé autour de ses poignets. C’est un moment hors du commun dans un film qui en contient beaucoup.

Photo gracieuseté de Fatal Funnel Films

Le développement du personnage de Mel se déroule à travers des flashbacks. Howard l'a poussée à devenir une athlète olympique. Il se tenait sur la piste, chronométrant ses secondes. Si son temps ne correspondait pas à ses critères, il la faisait courir encore et encore. Son identité est liée aux souvenirs de son père. Après avoir dégringolé une falaise et avoir eu une conversation imaginaire avec sa sœur, Mel admet qu'elle n'a jamais voulu être une athlète olympique. Ce rêve appartenait à son père.

Mel dit plus d’une fois que c’est la distance qu’elle cherche, et quelques plans présentent un PDV à la première personne du point de vue de Mel, se précipitant à travers les bois. Mel fuit du passé, mais en même temps, elle se souvient à quel point son père aimait les bois parce que c'était la seule fois où il se sentait vraiment libre. D'une part, Mel veut échapper au passé, tandis que d'autre part, elle apprécie la liberté recherchée par son père. Elle aussi le cherche.

Cooper excelle à jouer un protagoniste acharné, déterminé à surmonter la douleur physique et émotionnelle qu'elle endure, tout en s'occupant de ses ravisseurs. Elle pousse son corps au-delà de ses limites dans le rôle. Les flashbacks font également un personnage bien dessiné. Malgré l’extérieur dur de Mel, nous savons où elle est. Les flashbacks approfondissent son arc de caractère et mènent à une conclusion émotionnelle.

La dynamique entre Wayland et Jared fonctionne bien. Le caractère trop macho de Wayland contraste avec la personnalité plus compatissante de Jared. Jared veut laisser Mel partir, tandis que Wayland fait plusieurs coups sur sa masculinité et sa femme. Il est tellement absurde qu’à un moment donné, il pisse dans les bois, frappe sa poitrine et crie aux animaux que c’est son territoire. Dans d’autres scènes, cependant, il est brutal et intimidant. La performance de Leonard passe de l’absurdité au menaçant, souvent dans une seule scène.

Photo gracieuseté de Fatal Funnel Films

Bien que la violence n'atteigne jamais le niveau de Je crache sur votre tombe ou même Revenge il y a beaucoup de scènes qui ne sont pas pour les âmes sensibles. Mel endure l'enfer, surtout physiquement, subissant une blessure après l'autre. Pourtant, la violence sert son histoire et se sent percutante et déterminée. De plus, elle est une protagoniste féminine qui n’est pas objectivée. Elle décide de chasser et de garder un œil vigilant sur les hommes, alors qu'ils la surveillent. Elle, comme Jared, est le fleuron parfait du machisme excessif de Wayland. Wayland se moque de la masculinité de Jared, mais Jared évoque la sympathie du spectateur. Il montre des lambeaux de dignité et de gentillesse absents à Wayland. Mel, quant à lui, est assez fort et volontaire pour affronter Wayland de front.

Dans l'ensemble, Range Runners est un thriller de vengeance solide qui peint les bois en rouge. Les riches performances de Cooper en font un protagoniste complexe et difficile. Les hommes qui tentent de la piéger n’ont aucune idée à qui ils ont affaire, et la regarder se battre est un divertissement passionnant. Le film aboutit à une conclusion touchante qui semble bien méritée.

Range Runners est sorti en VOD le 8 septembre.

Brian Fanelli

Brian Fanelli est un poète et un éducateur qui aime aussi écrire sur le genre d'horreur. Son travail a été publié dans The LA Times World Literature Today Schuylkill Valley Journal Horror Homeroom, et ailleurs. Le week-end, il aime aller au ciné-parc local avec son fiancé, ou se pelotonner sur le canapé et regarder des films avec leur chatte, Giselle.

www.brianfanelli.com

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