Proletariat, un studio basé à Boston qui a été acheté par Blizzard en juillet 2022, aurait abandonné son projet de se syndiquer. Non pas parce que les problèmes qui ont déclenché le mouvement au sein du studio ont été résolus, comme nous espérons le voir dans ce genre d’histoires, mais à cause des soi-disant «tactiques de confrontation» employées par le PDG du Prolétariat.

Dans une déclaration publiée pour la première fois sur GamesIndustry.biz, les Communication Workers of America ont déclaré qu’ils retiraient leur demande de vote de syndicalisation au Prolétariat, qui travaillait principalement sur World of Warcraft. Accusant le PDG Seth Sivak de considérer les préoccupations soulevées par les travailleurs comme une attaque personnelle contre sa direction, le syndicat a déclaré que la direction avait «démoralisé et affaibli» les employés à un point tel qu’un vote équitable sur la question serait impossible. Cela survient après qu’Activision Blizzard a refusé de reconnaître le syndicat et a insisté pour que tout vote soit pris avec le National Labor Relations Board, ce qui leur permettrait un meilleur contrôle du récit.

D’une part, c’est une bonne nouvelle pour Activision Blizzard, qui s’est battu pour empêcher les studios sous son égide, tels que Raven Software et Blizzard Albany, de se syndiquer. L’abandon du problème par le prolétariat permet à la direction de Blizzard de se concentrer sur le rachat proposé de l’éditeur par Microsoft après le dernier procès de la Federal Trade Commission, mais cela montre également aux autres studios pourquoi il peut encore y avoir un besoin de syndicalisation en premier lieu. Au moment d’écrire ces lignes, ni la direction du Prolétariat ni celle de Blizzard n’avaient publié de déclaration concernant la décision du syndicat.

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De son côté, Microsoft a déclaré qu’il honorerait tout accord conclu par les studios pour se syndiquer avant la fusion avec Activision Blizzard. Récemment, l’entreprise a volontairement reconnu le syndicat formé par les employés de ZeniMax, dont Bethesda et id Software, ce qui donne de l’espoir à d’autres employés de l’industrie du jeu qui espèrent voir le mouvement ouvrier se renforcer. La déclaration du CWA fait allusion à cette décision dans son annonce, la citant comme preuve qu’il existe “une autre voie à suivre” dans la recherche d’un dialogue ouvert et équitable entre les employés et la direction.

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